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Lettres de Bruxelles

Pourquoi je vous écris des Lettres de Bruxelles ?

Parce que nous sommes plusieurs à penser qu’il serait utile de partager davantage quelques reflets des Groupes de Dialogue Civil (Civil Dialogue Group = CDG) auprès de la Commission européenne ( = COM), traitant des productions animales. L’information y est riche et fiable, les débats sont pertinents, le défi pour nous ONGs, en l’occurrence le Bureau Européen de l’Environnement qui fédère France Nature Environnement (que j’y représente), est de pleinement jouer le rôle d’une ONG lucide et constructive.

« Le Groupe de Dialogue Civil assiste la COM et aide à tenir un dialogue régulier dans tous les domaines concernées par la PAC, dont le développement rural, et son application. »  La mission des CDG sur les productions animales est aussi d’échanger sur des mesures que la COM pourrait prendre et sur des expériences pertinentes et des bonnes pratiques, d’émettre des avis, et de monitorer l’évolution des politiques. Mais en fait, les CDG des productions animales s’intéressent en premier lieux aux marchés (volumes, coûts, prix, export, import etc) et accordent beaucoup de temps et d’énergie à l’ouverture de marchés à l’export.

Que penser de Bruxelles ? Est-ce le vrai symbole de tous les maux qui frappent notre agriculture ? ou plutôt celui d’une force de progrès lente mais sécure, garante au moins de transparence et de concertation ? Ce qui s’y dit est un mélange de rationalités et d’idéologies, de lobbyisme cru et de vrais soucis, de politique responsable et de politique abjecte. Les leviers de la transparence et de la connaissance, maniés au niveau européen, auraient leur chance, si certaines Directions Générales ne menaient pas la barque cloisonnées dans leurs doctrines. Mais ce sont toujours les Etats membres (clientélistes) qui décident, et c’est là qu’il faut chercher les grands verrouillages à la transition écologique.

Anne Vonesch

Lettre de Bruxelles n°8  sur les porcs et l’absurdité en marche, mai 2019 nouveau

Les lacunes des beaux graphiques, la protection des porcs en panne, des lueurs d’espoirs.

Lettre de Bruxelles n°7  sur les ovins, les loups, l’export en vif, mai 2019 nouveau

 Une filière portée à bout de bras peine à répondre au défi éthique.

Lettre de Bruxelles n°5 : sur la promotion des produits agricoles et la qualité, décembre 2018. nouveau

Une politique à revoir ! Car l’environnement et le bien-être animal sont absents.

Lettre de Bruxelles n°4 : prêcher le porc durable, face aux filières, octobre 2018

Lettre de Bruxelles n°3 sur la viande de porc (et l’élevage des porcs), mai 2018.

Tout est commerce. Audits et plans d’action pour une mise aux normes.

Lettre de Bruxelles n°2 sur les volailles et les oeufs, mai 2018.

Système déshumanisé et fraudeur, nourri aux céréales.

Lettre de Bruxelles n°1 sur la viande bovine, avril 2018 : Prévisions irresponsables et indicateurs absurdes.

Cette lettre vous montre comment des prévisions irresponsables incitent à des comportements irresponsables, et comment la PAC ne peut pas devenir responsable tant qu’elle traine des indicateurs absurdes.  (Avec traduction de jargon.)

Pour en savoir plus:  1000 bovins en Creuse et 4000 à Digoin – que faire des bovins mâles ?